Dominique de Villepin le 4 juillet 2026, à La Charité-sur-Loire, dans la Nièvre ( AFP / Alain JOCARD )
Le quasi-candidat à la présidentielle Dominique de Villepin souhaite "inscrire dans la loi et même la Constitution" le principe de la négociation sociale, a-t-il assuré dimanche, vingt ans après avoir dû reculer face à la rue sur le contrat premier embauche.
"Je veux inscrire dans la loi et même la Constitution la nécessité de passer par la négociation, la nécessité en premier rang, de donner aux syndicats, à travers une charte sociale, la primauté dans ce travail de négociation", a déclaré l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac sur RTL-M6-Public-Sénat-Ouest-France.
Il était interpellé par un auditeur sur les leçons qu'il avait tirées de son recul sur le Contrat première embauche, en 2006, après la mobilisation massive des organisations de jeunesse et des syndicats unis. Ce retrait avait entraîné la promulgation de la loi par Jacques Chirac immédiatement suivie par la décision d'abroger l'article créant ce contrat à durée indéterminée avec période d'essai de deux ans réservé aux moins de 26 ans.
Dominique de Villepin en a tiré "toutes les leçons possibles", en particulier celle de "la nécessité d'une concertation très profonde", a-t-il expliqué.
C'est cette méthode concertée qu'il entend employer, s'il est élu à l'Élysée, pour sa réforme des retraites, a-t-il précisé.
Il y aura "d'abord la réunion d'une commission d'experts, ensuite une conférence sociale, ensuite une convention citoyenne qui se réunira parallèlement à la conférence sociale, voire un référendum si c'est nécessaire", a-t-il détaillé.
Il prône l'instauration d'une retraite par points, permettant selon lui de donner "totale liberté à chacun de choisir son âge" de départ, tout en maintenant "une exigence d'équilibre". "C'est là où les partenaires sociaux auront à fixer (...) la valeur du point en fonction de l'espérance de vie et par secteur professionnel", a-t-il complété.
Tout en répétant sa volonté d'être candidat à la présidentielle, Dominique de Villepin a affirmé qu'il se "bat" pour obtenir les 500 parrainages d'élus indispensables. "Nous sommes dans une équation politique qui est compliquée parce que d'abord, les partis politiques traditionnels ne veulent pas partager, mais il y a, je crois, du côté des maires et de tous les élus de France, la volonté que ce scrutin soit démocratique", a-t-il analysé.
Quant au financement de cette candidature, "aucun souci, croyez bien que la transparence sera totale", a-t-il balayé.

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